Les
menhirs de l'Europe
Le pays de Sierck, c'est aussi le pays des trois frontières,
entre l'Allemagne, le Luxembourg et la France. Pendant des siècles,
ces frontières
bougeaient au grès de guerres meurtrières qui ont marquées
cette région.
Depuis 1986, à l'initiative de Paul Schneider, un artiste allemand, il
existe un musée à ciel ouvert ou des sculpteurs de trois continents ont
pu ériger leurs oeuvres,
que l'on appelle "les menhirs de l'Europe". Disséminés
sur un parcours de 7 kilomètres entre Launstroff (France) et Willingen
(Allemagne), les 28 sculptures réalisées par 30 artistes de 17
nationalités différentes cotoient les bornes frontalières
installées au XIXème siècle, devenant ainsi
des symboles de paix. Renseignements: office du tourisme de Sierck les
Bains Tél: 03 82 83 74 14 Site:www.otsierck.com
La
réserve naturelle des 7 collines
Au coeur du Pays de Sierck, le village de Montnach occuppe
le centre d'un amphithéatre naturel formé par 7 collines.
6 d'entre elles font partie de la reserve naturelle des 7 collines
qui couvre 107 hectares. Ce site exceptionnel habrite une faune
et une flore d'une richesse exceptionnelle avec notamment 80
espèces d'oiseaux,
plusieurs variétés d'orchidées...
Un
sentier de 3,5 km permet au visteur de découvrir la diversité
des paysages et de ses habitants. Un parking, fléché
à partir du village, est situé au départ de
la promenade. Certains week end ou sur demande de groupes, des
visites guidées sont organisées. Renseignement auprès
du Conservatoire des Sites Lorrains: Tél: 03 82 83 62 84
Site du conservatoire:www.cren-lorraine.com Site de la réserve:www.montenach.reserves-naturelles.org Email:cslmontenach@bplorraine.com
Le
site archéologique de Montenach (1) La
richesse du patrimoine historique du Pays de Sierck n'est plus
a démontrer, ni, avec ce site archéologique, son
ancienneté. Il y fut découvert en 1978 une hutte
danubienne (néolithique, 4 000 ans avant notre ère)
et la tombe d'un homme du chalcolitique (1 800 ans avant notre ère).
En 1980, de nouvelles découvertes furent faites. Une autre
cabane danubienne fut mise à jour, et il serait ainsi
probable que ce site fut celui d'un village du néolithique.
Environ une quinzaine de trous de poteaux furent retrouvés,
ainsi qu'une partie des murs externes d'une habitation qui devait
mesurer 7 à 8 mètres de large sur 15 mètres
de long. La découverte de graines de pois et de blé
calcinées et aussi de nombreux ossements d'animaux domestiques
(porcs, moutons, boeufs) montre qu'il s'agissait d'une population
d'agriculteurs éleveurs. De nombreux objets ont également
été mis à jour : lames, grattoirs, armatures
de flêches, perçoirs, haches et herminettes ainsi
que des meules de grès utilisées pour broyer les
céréales et des tessons de poteries. La découverte
la plus importante du site fut faite aussi en 1980: une tombe
d'enfant contenant des fonds de vases, quelques os et des dents.
Ces vestiges sont identifiés comme appartenant à la
civilisation danubienne, une civilisation du néolithique
dont l'origine est le bassin inférieur du Danube. Ces peuples
se sont développés en Europe centrale avant de remonter
le Rhin, puis la Moselle et nombre de ses affluents.
Tous les objets découverts sur ce site ont été
entreposés dans les salles de la tour de l'Horloge à
Sierck les Bains, puis par la suite transférés dans les musées de la
région.
Les
affleurements de quartzite de Sierck les Bains
Autrefois
utilisées de manière artisanale pour la construction
des remparts du château, de l’église et de
nombreuses habitations du village de Sierck-les-Bains, puis exploitée
de manière industrielle à l’issue de la 1ère
Guerre Mondiale, l’extraction des quartzites de Sierck-les-Bains
a connu un essor pour la fabrication de pavés dont la
ville de Metz était le principal client. Abandonnée
depuis 1967, la carrière laisse aujourd’hui place à
un site dont les caractéristiques écologiques sont
remarquables.
Les
10 hectares d’affleurements de quartzite de Sierck-les-Bains,
grâce à leur composition
géologique originale abritent aujourd’hui une flore
et une faune des plus rares inféodée spécifiquement
à ce type de milieu acide. Les affleurements de quartzites
accueillent notamment une pelouses à Fétuque
bleue, espèce rarissime menacée de disparition.
La valorisation de ce site entre dans le cadre du programme
Interreg II «Vivre la Nature au Pays des Trois Frontières».
La commune a confié la protection du site au Conservatoire
des Sites Lorrains par le biais d’une location à long
terme.
site du conservatoire:www.cren-lorraine.com
Le
chêne tricentenaire de Waldweistroff:
Waldweistroff
est un petit village niché au creux d'un
vallon, véritable écrin de verdure cerné depuis
toujours par d'immenses forêts. Celle ci a bien sûr
reculé
au fur et à mesure des années, mais un arbre plus fort
et plus vaillant que les autres a résisté, un chêne
gigantesque, dit "le gros chêne". Il n'a cessé de
croître, il est le témoin de la forêt, débutée
vers 1750.
Isolé sur la colline, exposé aux forces violentes de
la nature, sa vie n'a pas était de tout repos.
La
légende dit d'ailleurs: "Terrassé un
jours par unviolent
orage, le tronc fendu par un éclair, il s'apprêtait
à vivre ses dernières heures.
Mais
un enfant qui passait par là, une image de la vierge
à la main, déposa celle ci dans la blessure, et comme
par enchentement le chêne revit".
On raconte que l'image pieuse se trouverait encore aujourd'hui
dans le tronc, c'est pour cela qu'il se dresserait encore aujourd'hui,
fier et magnifique, veillant sur le village. Si vous passez dans
le village, pensez à venir voir ce magnifique chêne.
Extrait du bulletin municipal, 2002.
Une contribution de Mme Ghislaine LEONARDI.