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LES TRADITIONS DU PAYS DE SIERCK
   


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Le pélerinage de Saint Eloi (2)
Le 25 juin avait lieu le pélerinage de Saint Eloi, saint patron des agriculteurs, dont la légende veut qu'il eut changé le fer d'un cheval souffrant en lui coupant la patte avant, ferra le sabot, et resouda la patte à l'animal qui fut ainsi gueri. Les pélerins quittaient leur domicile la veille, accompagnés de leurs chevaux qu'ils tenaient par la bride, et récitaient le chapelet tout le long du chemin. Le lendemain, arrivé à la chapelle, le prêtre disait les vêpres et célébrait une messe habituellement précédée d'un hymne. Pendant ce temps, les chevaux étaient promenés en procession autour du lieu de culte. A chaque passage devant la porte ouverte de la chapelle, le fermier faisait une génuflexion en direction de l'hôtel. Si l'animal ne pouvait participer au rituel, son propriétaire devait en couper le plus beau crin et faire le pélerinage en tenant la mêche à la main. A la fin de l'office, le prêtre bénissait une grande cuve remplie d'eau, dont chacun venait remplir une bouteille. Cette eau bénite était réputée soigner les animaux malades pendant l'année en la versant dans leur abreuvoir.
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Le pèlerinage de Saint Cyriaque
Vers 1200, les ducs de Lorraine Matthieu II et Régnier décidèrent d'ériger une chapelle sur la colline de l'hermitage, le Klausberg. La chapelle, achevée en 1208, fut dédiée à Saint Cyriaque, patron de la paroisse et aux 14 saints auxiliateurs, en 1235, le cinquième dimanche après Pâques. Saint Cyriaque, qui fut diacre de l'église romaine, est invoqué contre les rhumatismes et les influences démoniaques. Par autorisation du Pape Grégoire IX, le pélerinage qui existait déjà depuis quelques décénies fut autorisé. C'est ainsi que le "Montlecher Dagg" fût reconnu. Depuis lors, le pélerinage s'effectue toujours le cinquième dimanche après Paques, le dimanche des rogations. La chapelle d'origine fût détruite. L'actuelle a été reconstruite en 1896.

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Blason de Jean de Morbach

Jean de Morbach (4)
Né aux environs de 1560 à Sierck et issu d’une famille originaire de Trêves, Jean de Morbach épouse Margueritte de Neu. Commerçants riches et influents,  ils habitaient une grande maison située au centre de la ville.
Leur puissance s’étend au fil des années avec l’acquisition du moulin d’Apach et d’autres dépendances du secteur. Seigneur entre autres de Menskirchen et  Hanfgarten, Jean de Morbach fut anobli en 1596 par Charles III, duc de Lorraine. En 1604, il fit ériger un maître hôtel en l’église paroissiale et y fit graver une épitaphe qui dédiait cet ouvrage à « Dieu, à la très Sainte Trinité, pour l’édification de la paroisse et pour le repos des âmes de sa famille ». Le couple aura plusieurs enfants : Marie Jacobée de Morbach, héritière de Menskirchen et de Rotemachern, né vers 1590. Elle se marie à Georges Frédéric de Lowenstein en 1615. Ce dernier vendra le moulin d’Apach à la chartreuse de Rettel en 1683. François Philippe de Morbach né vers 1592. Madeleine de Morbach née en 1600, épousa en 1623 Bernardin de Malavillers. Les aléas de l’époque, guerre, famine et peste décimèrent la ville et ses habitants à partir de 1627. La famille de Morbach tomba dans l’oubli, et leur maison (à un étage surmontée d'un grenier, donnant en facade sur une cour ayant sortie sur la rue) fut vendue par ses héritiers à Nicolas Lautern, receveur du baron d'Eltz Châteaurouge. Elle fut rachetée, en ruine, à Nicolas Dunot et Anne Catherine Hoffmann (née Dunot) par la commune en 1749, qui la rasa et en fit la place qui existe encore de nos jours. Comme si le sort s’acharnait pour effacer les trace de cette famille, les excès de la terreur pendant la révolution virent la destruction du maître hôtel de l’église et de sont épitaphe.
Alors si vous passez par cette place, rappelez vous que c’est ici que vécu Jean de Morbach, échevin de Sierck, mort en 1610, et sa famille.

 

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Les pères Récollets (5)
Tous les sierckois connaissent la salle des Récollets et la tour du même nom du château. Mais qui étaient donc les Pères Récollets ?
Les Récollets étaient des Franciscains, des religieux qui suivaient la règle de Saint François d’Assise, vivant principalement d’aumône. A partir du XVIIIème siècle, cet ordre religieux se scinda en plusieurs mouvements, les plus connus étant les Capucins et le Récollets. Ils étaient surtout implantés en France, en Allemagne, en Italie.
C’est en 1627 que les Récollets venus d’Allemagne s’installèrent à Sierck pour y rester jusqu’à la révolution. Ils n’étaient pas des inconnus pour les sierckois puisque les Récollets de Beurig sur Sarre venaient déjà régulièrement aider le curé de la paroisse dans ses tâches. Les habitants de la ville avaient quant à eux l’habitude d’aller en pèlerinage à Beurig pour prier la vierge.
C’est donc à l’invitation des sierckois, avec l’approbation du Duc de Lorraine Charles IV et de l’Archevêque de Trêves qu’ils vinrent fonder un couvent au pied du château. Les travaux durèrent 5 ans, de 1628 à 1633. En contrebas fut érigé une église achevée en 1636. Trop proche des fortifications, elle ne fut pas épargnée par les différents conflits, dont la guerre de 30 ans. C’est pour cela qu’au XVIIIème siècle on dut refaire la charpente et restaurer l’orgue. On y installa aussi une chaire à prêcher visible encore de nos jours dans l’église de la ville. On construisit aussi l’entrée principale du cloître, seul témoin de l’implantation du monastère encore visible de nos jours, à la gauche de l’entrée du château.
Le rôle des Récollets dans la cité. Les pères étaient des prédicateurs, ils aidaient aussi les plus démunis, les victimes de guerre, et ils étaient aussi, comme beaucoup de religieux à l’époque, des enseignants. Nous leur devons l’implantation du premier collège de la ville, en 1783. C’était un établissement pour garçons qui permettait de suivre l’équivalent de nos cycles secondaire, supérieur et universitaire.
L’exiguïté du couvent ne permettant pas de contenir les élèves, c’est donc dans des salles de la ville ou mises à disposition par des particuliers que les Pères firent cours. Mais à la révolution, malgré la requête faite par la municipalité et les habitants au travers des cahiers de doléances à l’assemblée nationale, et devant le refus des Pères de prêter le serment civique, ils furent interdits d’enseigner et le collège ferma en 1792.
Intimement liés à la vie de Sierck pendant 150 ans, ayant œuvré pour ses habitants, voila pourquoi une salle et une tour du château portent le nom de « Récollets », bienfaiteur et enseignants, en leur hommage.

 

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La procession du Gros Cierge (1)
Sierck reste fidèle à un voeu fait en 1750, alors que les eaux du ruisseau de Montenach noyaient la région. Tous les ans, le cierge promis à notre Dame des Sept Douleurs est conduit à l'église Saint Martin de Sierck à la chapelle de Rustroff, située environ à 500 mètres à l'est de Sierck. Le pèlerinage a lieu le premier dimanche de juillet, et la precession apporte un énorme cierge, qui, en 1983 ne pesait pas moins de 20 kilos, a Notre Dame des Sept Douleurs pour qu'elle préserve la région du caprice des eaux.

   

Les feux de la saint Jean (1)
Très connus dans toute la Lorraine, les feux de la Saint Jean brûlaient autrefois sur de très nombreuses collines au solstice d'été. Il était aussi d'usage de faire dévaler d'une colline une roue enflammée qui devait garantir de bonnes récoltes. Ces fêtes du feu sont résurgences d'anciens rites celtiques de Beltaine (feu de Bel) qui avaient lieu au mois de mai. Ces feux faisent suite à le nuit de Walpurgis du 30 avril, nuit maléfique par excellence puisque les forces du mal sont à leur apogée. C'est aussi la grande nuit des sorcières. C'est cette célébration païenne des feux qui, christiannisée et décalée au mois de juin, a donné les feux de la Saint Jean. Il s'agissait de rites de fertilité et de purification, où l'on accompagnait le soleil vers le domaine hivernal. Le jour de la Saint Jean passait pour être magique (de nombreuses pratiques de sorcellerie ont lieu ce jour). Cette tradition un peu oubliée renait depuis quelques années dans les communes de Lorraine. C'est particulièrement vrai à Sierck les Bains où la roue enflammée dévale les pentes du Stromberg situé au nord de Sierck, avant de terminer sa course dans les eaux de la Moselle. Tous les ans, de nombreux villages des environs participent à cette fête du feu multimillénaire pour la célébration de l'apogée de la puissance solaire, de l'amitié et de l'amour.
Pour cette tradition, voir aussi la page de l'amicale sur l'historique de la fête.

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Les Mystères du Rosaire
En août 1415, les chartreux s'installent au couvent de Marienfloss avec à leur tête le prieur Adolphe Essen, par ailleurs "directuer spirituel" de Margueritte de Bavière, duchesse de lorraine. Cette dernière, après son mariage avec le duc, se rend compte qu'il la trompe, et se réfugie dans la forteresse de Sierck les Bains. Seule dans une forteresse militaire, le Prieur Adolophe Essen lui propose de se tourner vers la prière, et plus particulièrement de prier Marie, avec sa prière préférée, l'Ave Maria.
Mais le supérieur de Marienfloss veux faire d'une prière vocale, une prière de méditation. Au même moment, Dominique de Prusse, un frère du couvent, résume la vie de Jésus en 50 formules, qui, inscritent sur papier comme aide mémoire, lui permettent de prier avec profit. Mis au courant, Adolphe voulut en faire profiter la duchesse.
Symboliquement, la répétition des 150 Ave plantent autour de la Margueritte un superbe jardin de 150 roses, une roseraie. La rose étant un symbole de joie, elle concrétise la relation de Marie à Jésus. Aussi, Dominique nomera cette prière Rosarium, qui sera composé de 50 mystères.
Evolution vers les 15 mystères contemporains :
Au même moment, Henry Kalkar, une autre chartreux, organisa les mystères en groupe de 10. Puis en 1464, un dominicain du nom d'Alain de la Roche organisa les formules d'origines (ou clausules) en 3 séries (mystères joyeux, mystère douloureux et mystère glorieux), selon les mystères du Christ (incarnation, croix, résurection). Dès 1480, on retrouvera dans les livres les 15 mystères, les mêmes qu'aujourd'hui à 2 exceptions près. Mais ce ne fut qu'en 1521, qu'un autre dominicain, Alberto de Costello, désignat ces méditations du nom de mystère.
Ce mystère à 15 dizaines se popularisa au XVIème siècle, la bulle papale de Pie V, Consuevrent Romani Pontiffices de 1596, les consacrant officellement comme prière de l'église. En 1974, le Pape Paul VI rappela "l'orientation christologique claire" du rosaire. Le 16 octobre 2002, le Pape Jean-Paul II proclame l’année qui va d’octobre 2002 à octobre 2003, Année du Rosaire. Il publie la lettre apostolique « Rosarium Virginis Mariae » (« le Rosaire de la Vierge Marie »). Afin de donner une consistance nettement plus christologique, il ajoute un quatrième Mystère aux trois existants : Les Mystères lumineux.
Aujourd'hui encore, des groupes de prière se réunissent autour du rosaire, 790 personnes dans 75 groupes rien que dans le diocèse de Metz, plus de 10 000 groupes en France. Voila comment une prière écrite pour une duchesse du moyen âge dans le petit couvent de Marienfloss devint une des prières les plus populaire du monde chretien.

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Le Christ de Sierck (3)
Nous somme en 1985. Tout a commencé par une fuite d'eau dans un immeuble situé sur la place du centre ville (le bâtiment à droite de la facade arrière de la mairie). Un habitant de cet immeuble avait péché une carpe qu'il avait placé dans l'eau de la baignoire de sa salle de bains. La carpe etait allée se placer contre le système d'évacuation d'eau de la baignoire, provoquant ainsi un important débordement d'eau, qui inonda la salle de bains, puis le mur extérieur de l'immeuble, laissant des traces sur le crépi de la facade extérieur qui sont toujours visibles aujourd'hui.
Un visage d'homme au regard triste est resté figé sur ce mur. En détaillant bien cette image, on y remarque à sa base, à gauche, comme une bougie ou un cierge dont la flamme illumine la face du visage. la chevelure est sombre, et sur celle ci est placée ce qui pourrait être une couronne d'épine. On remarquera aussi l'aura magnifique du personnage.
On parla beaucoup de ce phénomène. Les chaînes de télévision et la presse se déplacèrent pour enqueter, filmer. Des milliers de personnes sont venues de toutes parts, intriguées par ce qui se passait. Il y eut les curieux, mais aussi ceux qui y voyaient l'image du Christ, et qui venaient presque en pélerinage.
Aujourd'hui, les habitants de la ville ne parlent plus beaucoup de ce phénomène, peut être par pudeur. Mais certains passent encore devant la maison en se signant. Quant à l'explication du phénomène, beaucoup d'hypothèses ont circulées, mais entre sciences et religion, personne n'y a apporté une réponse.

 

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Les pavés de Sierck les Bains (6)
Jusque vers 1800, les pavés en calcaire dur provenant principalement d'Hettange Grande, régnaient en maître dans la région. Fragiles, peut résistant au gel, il avaient une durée de vie limitée ce qui obligait à les relever tous les 10 ans. Dans les grandes villes, l'entretien des rues était à la charge des riverains, souvent récalcitrant à engager les travaux, aussi, les rues étaient souvent en mauvais état. Alors, lorsque le pavé de Sierck arriva sur le marché, résistant au gel, aux chocs et quasi inusable, le succès fut immédiat. Son seul défaut, un prix de revient plus élevé (en 1837, 4,80 francs le m² pour le pavé de Sierck, 2,5 francs pour celui d'Hettange taille égale).
Les premiers pavés. L'époque des première extraction est incertaine mais l'Abbé BETTINGER a écrit qu'en 1784 un ingénieur, Mr JAUNE (ou JAUNEZ) est venu à Sierck pour superviser la construction des quais. Intéressé par les qualité de la quartzite, il aurait fait confectionner des échantillons de pavés pour les envoyer à Metz. Nous ne savons pas ce qu'il advint ensuite, mais il fallut attendre après la révolution, en 1817, pour retrouver la trace des pavés de Sierck dans des documents officiels. Le corps royal des Ponts et Chaussées trouva le matériau si résistant qu'il fut décidé de refaire les voies royales (traversées de Thionville, Metz, Longeville les Metz, Moulins, Montigny, Hayange...). La renommée de nos pavés était faite, puisqu'après cela, les ville comme Metz et Thionville s'y intéressèrent dès 1817, suivit par nancy en 1836, Toul et d'autre encore. Même la ville de Paris se renseigna sur nos pavés en 1853.
L'exploitation des pavés. En 1817, les Ponts et Chaussées exploitaient la carrière du Hasenbesch, entre Sierck et Apach. pour ne pas dépendre de ce service, la ville de Metz envoya Mr JACOB, paveur de la ville, qui ouvrit une carrière au Dichenberg. la ville de Sierck toucha respectivement 300 fr et 150 fr de loyer pour chaque exploitation, les habitants gardant le droit de prendre des pierres pour leur usage personnel. Les loyers versés servirent à la ville pour la remise en état des routes âbimés par le transport des pavés, problème récurrent source de conflit entre la municipalité et les exploitants successifs. En 1824, les Ponts et Chaussées arrêtèrent l'exploitation de leur carrière et en cèdent le bail pour 1 an à Mr de WENDEL pour la réfection d'une voie royale à Hayange. En 1829, Mr JACOB reprit le bail de toutes les exploitations à titre personnel. En 1835, la ville de Metz récupèra le bail pour 9 ans, incluant la carrière du Schleifberg. A peine commencé, le bail est cédé à un sieur AUBRY, qui faisait commerce de pavé. Au terme de ce bail, en 1846, une adjudication pour 18 ans fut décidée pour les carrières du Dichenberg et du Rodenberg, la ville se réservant l'usage du Schleifberg et du Rocher (au bout de la rue du moulin). la ville de Metz dut s'incliner devant la surenchère de Mr BETTINGER. Ce dernier, en situation de monopole, pratiqua au fil des années des tarifs prohibitifs qui amenèrent certains gros clients à se fournir à Orscholz (Sarre). En 1854, on reloua pour 12 ans les carrières (peut être à un certain Mr LECLERC). On retrouve un Mr LECLERC, associé à Mr Jean Pierre CHARTON, venu à Sierck en 1852 pour s'occupper de négoce de pavé et cité en 1864 pour la première fois dans les registres de la commune. Ce dernier, doué en affaires, fit du négoce du pavé un commerce florissant, a tel point qu'il importa des pavé d'Orscholz pour répondre à la demande (peut être y exploita-il directement des carrières).Bientôt son fils, Nicolas, vint le seconder. L'annexion de 1870 n'empêcha pas Mr CHARTON de livrer tous ces clients, même coté français. En 1876, une nouvelle adjudication, pour 6 ans, fut attribuée à Mr MASSON, entrepeneur à Monneren, malgrès tout les efforts de Mr CHARTON. Mais en 1879, Mr MASSON n'avait toujours pas versé de loyer, aussi la municipalité de Sierck réattribua l'exploitation des carrières à Mr CHARTON. L'emprise de cette famille sur les carrières sierckoises allait durer plus de 50 ans.
En 1880, Mr Jean Pierre CHARTON déclara exploiter la carrière du Hasenbesch, sur le territoire de Rustroff, une carrière sur le ban de Bealmach (Apach), une autre près de la route de Bouzonville à 140 m de Sierck (peut être le Dichenberg). En 1882, Nicolas CHARTON déclara exploiter la carrière dite Sultzen à Montenach et une autre entre Sierck et Apach (le bas du Hasenbesch). Toujours en 1882, la commune de Sierck décide de relouer le Dichenberg et le Rodenberg. Les CHARTONS ne laissent pas passer l'occasion et obtinrent un bail jusqu'en 1893, prolongé ensuite jusqu'en 1923. Entre temps, Mr CHARTON racheta la carrière du Schleifberg à Mr LAMORT et fut maire de Sierck de 1896 à 1912. Malgrès son sens des affaires, le marché pour les pavé déclina, notemment à cause des producteurs vosgiens qui firent le forcing auprès des clients français de Mr CHARTON pour qu'ils achètent leurs pavés en France. Le développement du train permit aussi l'arrivée de produits concurrent à mooindre coût dans la région. La production de pavé ce serait arrêtée en 1908.
Production de pierre concassées et de ballast. Après l'annexion de 1870, l'administration allemande développa le chemin de fer qui arriva jusqu'à Sierck, ouvrant ainsi un nouveau marché pour nos carrières: le ballast. Parallèlement, l'armée allemande procéda à de gros travaux de construction et de fortification comme à Metz et Thionville, créant ainsi un nouveau marché pour de la pierre concassée. Nicolas CHARTON sut saisir ces opportunités et réorienta l'activité des carrières vers ces nouvelles productions. L'activité ne fut jamais aussi importante et procura du travail à de nombreux habitants des villages voisins, il fallut même faire appel à de la main d'oeuvre polonaise. Afin de faciliter le chargement, une ligne de chemin de fer fut construite jusqu'au pied du Hasenbesch.
Nicolas CHARTON démissionna de la mairie en 1912 mais fut renommé administrateur de la ville de Sierck en 1918 au vur de son dévouement à la cité. L'activité des carrières devint de moins en moins rentable. Aussi, il fut installée une station de concassage électrique à la carrière du Hasenbesch qui augmenta la production en baissant les coût en 1922. A la mort de Nicolas CHARTON en 1923, l'entreprise passa dans les mains de son fils Henri, qui la cèda à son frère Louis qui résidait à Sierck. Rustroff ne s'opposa pas au transfert de bail, mais Sierck si, et une nouvelle adjudication pour un bail de 15 ans fut donné à la Société des Carrières Réunies des Quartzites de Sierck Charton et Cie SA en 1929. En 1932, la raison sociale de l'entreprise change et en 1934 la siège est transféré de Metz à Marne la Coquette, résidence des nouveaux propriétaires. Dans les années 30, la marasme économique forca la Société des Carrières Réunies à vouloir baisser le prix des loyers cequi provoqua des frictions avec les communes de Sierck et Rustroff qui eurent gains de causes. Pendant la guerre 39-45, la carrière du Hasenbesch connut quelques activités, reprisent après la guerre par la société PRM (Produits Routiers et Matériaux) qui reprit le bail de 25 ans de la Société des Carrières Réunies. Un nouveau bail sera signé en 1953, mais le Hasenbesch sera vite abandonné car son extension vers l'est est impossible. La station de concassage a été transférée au Dichenberg. Cette dernière et le Rodenberg ont été maintenu en activité jusqu'en 1967. Le Hasenbesch sera vendu à un particulier en 1974 qui l'a revendu à une entreprise luxembourgeoise qui y dépose encore aujourd'hui terre et gravats. Le Befelz sera transformé en stand de tir et le Dichenberg en décharge municipal. Ceci mettait fin à 150 d'exploitation des carrières mais aussi à tous les désagréments que cela procurait aux habitants de la ville.

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L'offrande à Saint Hubert
Autrefois, le 3 novembre, jour de la Saint Hubert, les habitants du village déposaient au pied de son autel, du blé, de l'orge et de l'avoine ainsi que du sel et du pain. Pendant la messe le prêtre bénissait ces offrandes et demandait au Saint d'accorder sa bénédiction et sa protection à toute la communauté, hommes et bêtes, afin que chaque famille soit préservée contre la rage. Les céréales étaient ensuite mélangées à la nourriture du bétail mais également aux semences. Le pain était partagé pendant le repas entre les membres de la famille, et le sel servait à préparer les repas. Aujourd'hui, cette pratique est tombée dans l'oubli.

Une contribution de Mme Ghislaine LEONARDI et de Mr Denis NIEDERCORN.

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L'histoire du village
Etymologie d’un nom
Le premier document connu dans lequel est cité Waldwisse, se trouve aux Staadtarchiv de Koblenz (Allemagne) et  date de 1030. A cette époque les documents connus font état du nom de Wysse, Wiisse, Weisse puis Wiersse. En effet, en langue francique (platt), encore aujourd’hui, l’appellation du village est « Wĩss » et non Waldwisse, avec une accentuation du son i ce qui explique la présence du y ou de deux i. En 1147, lorsque le village est érigé en paroisse, il est écrit Wisse et en 1317 apparaît pour la première fois le préfixe Wald avec la dénomination romanisée Waldwiza. Il semblerait que ce préfixe ait été attribué pour différencier ce Wisse du Wisse près de Metz (Metzerwisse), et du Wisse im Gau (Gavisse). En 1455 apparaît Waltewysse (avec la réapparition du y) puis plus tard Waldwisse, et Waldwiese pendant l’occupation allemande. Si Wald semble bien être le mot germanique forêt, Wyss n’est pas le mot allemand Wiese, pré ou prairie, comme il a été orthographié pendant l’occupation. Wyss date d’avant  l’apparition de cette langue et est un mot du parler francique formé, selon certains érudits, à partir de la racine linguistique indo-germanique « weis » qui veut dire couler ou eau qui coule. La traduction  étymologique du nom de Waldwisse serait donc l’eau qui coule dans la forêt ou la source dans la forêt.

Histoire
De nombreux vestiges anciens ont été découverts sur le territoire de la commune dans le passé. Cela va de tombes de l’époque du bronze final (1250 à 700 av. J.C.) et de tumuli de l’époque du fer, Halstatt (700-450 av. J-C.) et la Tène (450-52 av. J-C.). Ces dates correspondent à la chronologie appliquée à notre région, entendue qu’elles varient suivant les endroits par rapport à l’installation progressive de ces peuplades. Cette période qui voyait la présence d’une civilisation pratiquant l’incinération funéraire correspond géographiquement au futur territoire des Trévires et actuellement à la frontière linguistique des parlers germaniques. De nombreuses traces de l’époque romaine existent également. Le territoire de la commune était traversé par une voie romaine reliant la vallée de la Moselle à celle de la Nied et croisait vers Launstroff-Ritzing la grande voie romaine Metz-Trèves de la rive droite de la Moselle.
Plus tard ce fut l’époque des invasions  qui sonnèrent le déclin de l’empire romain. Les francs, ensemble de tribus germaniques, s’installèrent en Gaule et  donnèrent leur nom à la France. Le francique (platt) est la langue directement issue de ces peuplades. En 1952 une importante nécropole mérovingienne (première dynastie des rois francs) fut découverte lors de la construction d’une maison. Des découvertes analogues avaient été faites le siècle précédent et témoignent de l’importance de la population occupant ce site à cette époque.
En 1030 la duchesse Judith de Lorraine fait donation de ces revenus sis en plusieurs villages, dont Waldwisse, au monastère St Mathias de Trèves, contre prières et offices, en souvenir de son époux disparu après être partit en terre sainte. Or sept années plus tard, en 1037, un autre document vient confirmer cette donation. Il est signé de la main même du duc Aldabert revenu d’orient où il fut captif des sarrasins.
En I349 apparaît le nom du moulin de –Lomill-  situé à l’écart du village. Il deviendra plus tard  -moulin du Roy- c’est à dire moulin banal. En I560 est citée la ferme de Henkingen. Appartenant aux moines de l’abbaye de Rettel elle eut son importance puisque citée - métairie franche dans laquelle se livrent les rentes annuelles, s’exerce la justice, se tiennent les plaids annaux, etc...-.
La guerre de trente ans a laissée la contrée a feu et a sang et a marquée la mémoire populaire. Ravagée successivement par les Français, les impériaux et la résistance lorraine elle eut également a souffrir des alliés des uns ou des autres. Les Irlandais, les Croates, les Suédois  ajoutèrent aux malheurs des habitants. En 1637 un document indique que le curé de la paroisse -ne pourra percevoir pendant plusieurs années aucune dîmes dans le village tellement les terres sont ravagées et que la population décimée a été réduite de plus de la moitié-. En I789 le curé est un fervent républicain au point de refuser le mariage aux jeunes époux et le baptême aux enfants si parrains et marraines n’ont pas prêté serment. A tel point que les paroissiens excédés se débrouillent pour le faire muter ailleurs. Ce qui se passât dans sa nouvelle paroisse on ne le sait pas exactement. Toujours est-il que de prêtre patriote il devient royaliste. Il sera arrêté et exécuté sur les remparts de Metz le 7 ventôse 1794 avec ses complices -pour intelligence avec les ennemis intérieurs et extérieurs de l’état-.
En 1880 fut construit le lavoir communal  sur soumission pour la somme de 7756 marks.
Bombardé le 19 novembre 1944 lors de l’avancée américaine, Waldwisse fut sinistré à 80%.
Waldwisse fut aussi une station de chemin de fer avec gare et quais de chargement sur la ligne reliant Merzig en Allemagne à Bettelainville, entre la première guerre mondiale et 1959.

La commune, avec ses annexes de Bétting et Gongelfang comptait 976 habitants en 1828. Ce nombre est monté jusqu’à 1134 habitants en 1844, année où il est fait état de la présence d’une capitainerie des douanes, d’un percepteur des douanes, d’un percepteur des contributions directes et de la résidence d’un notaire. Dans les années suivantes lors des épidémies de choléra la population  subie une nette régression pour se stabilisée aux alentours de 750 habitants jusqu’au environ de 1930. Le recensement de 1982 fait état de 596 habitants pour remonter au-dessus de 700 aujourd’hui et certainement bientôt au-dessus de 800 avec un lotissement de 62 parcelles en cours d’achèvement.
L’annexe de Gongelfang est citée sous le nom de Gundelvinga en 1030. En 1569 sous l’appellation de  Ingelfangen elle est associée à Bettingen et en 1700 les deux villages passent de la seigneurie de Meinsberg à celle de Bourgesch. Les deux hameaux formèrent une seule et même commune de 1790 à 1814, date à laquelle, suite au traité de Vienne qui réorganisait l’Europe après la chute de Napoléon 1er, la France était amputée de plus d’une centaine de localités au profit de la Prusse. Gongelfang fut ainsi donné à la Prusse et Bétting rattaché à Waldwisse. Douze ans plus tard, devant l’incohérence de ce partage (d’autres villages tout le long de la frontière étaient concernés),  une rectification des frontières eut lieu et Gongelfang rendu à la France. Se posa alors le problème délicat : fallait-il reformer la commune de Bétting- Gongelfang ? Finalement il fut décidé de rattacher également Gongelfang à Waldwisse.
La chapelle de Bétting, dédiée à Notre-Dame du Bon Secours, qui avait été construite par les habitants du hameau avec l’aide d’une partie de ceux des environs en 1898 a été, 100 ans après, entièrement restaurée par les habitants qui s’étaient constitués en association pour les besoins de la restauration. La commune a cette fois participé financièrement aux travaux.

Une importante communauté juive était installée à Waldwisse avec son cimetière, toujours existant, datant pour la plus vieille partie des environs de 1660 avec un chêne majestueux de près de 350 ans témoin de son histoire. Une synagogue et une école rabbinique existait également dans la rue que les anciens appellent toujours la ‘’Judengass’’ (rue des Juifs) aujourd’hui rue des Ecoles et qui ont disparu pendant la dernière guerre

Une contribution de Toun, tous droits réservés.

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SOURCES

  1. Légende ou tradition tiré du livre "La Lorraine de l'Etrange", voir la page bibliographie
  2. d'après un site internet
  3. d'après le bulletin municipal de Sierck les Bains d'octobre 2005
  4. d'après le bulletin municipal n°13 de la ville de Sierck les Bains (décembre 1997)
  5. d'après le bulletin municipal n°12 de la ville de Sierck les Bains (décembre 1996)
  6. d'après le livre "Les carrières rouges de Sierck et Rustroff", voir la page bibliographie
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Mairie de Sierck les Bains


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Conseil Général de la Moselle


Bofferding (lux)


Crédit Mutuel du Val Sierckois
Sierck les Bains


Guyot Immobilier
Sierck les Bains


Festiv'stars
Yutz


Navitours
Rémich (lux.)


Universal Evènements
Hayange le Konacker


VIP Products
Strassen (lux.)

LS Bâtiment Services
Rettel

Hein
Bech-Kleinmacker (lux)

Auto Control
Rettel

Bar l'Estaminet
Sierck les Bains

Fleurs Cathy Dicop
Sierck les Bains

Domogestion
Laumesfeld

Lorraine Bâtiments
Rettel

Lorraine Est Plâtrerie
Grindorff

Point P
Rettel

Servi bois
Sierck les Bains

Recup fer et métaux
Sierck les Bains

Sylvie Couture
Sierck les Bains

Mme Dubroux, vétérinaire
Sierck les Bains

Pressing du soleil
Rettel

Crédit Agricole Lorraine
Sierck les Bains

Mr Djeffal, infirmier
Sierck les Bains

Au relais du château Mensberg
Manderen

RCD Intérieur
Sierck les Bains

Morgan'isation
Apach

Ambulances des 3 Frontières
Basse Ham

AMCK Klein Médical
Basse Ham

L'Art Créatif
Sierck les Bains

Auberge Saint Vincent
Sierck les Bains

Banque Populaire de Lorraine
Sierck les Bains

Bar du Château Fort
Sierck les Bains

La Lorraine Fluviale
Metz

Bar de l'Europe
Sierck les Bains

Benoit Bloch
Bouzonville

Michel Schmitt Boulangerie
Sierck les Bains

Contact Optique Photo
Rettel

Crédit Agricole Lorraine
Sierck les Bains

Vellinger menuiserie
Flastroff

Restaurant la Vieille Porte
Sierck les Bains

Ets Nicolas Espace Vert
Rettel

Sylvain Divo Sculpteur
Kerling les Sierck

D Dépannage Multiservices
Trémery

Fleurs et Feuilles
Rettel

Déclinaisons
Sierck les Bains

Le Fruitiers des 3 Frontières
Sierck les Bains

Garage Nidercorn
Manderen

Boulangerie Pâtisserie Gilles et Fils
Basse Ham

Groupama
Sierck les Bains

Air Chaud
Flastroff

Imprimerie L'Huillier
Florange

Daniel Jarosz peintre
Sierck les Bains

JNB Toiture
Halstroff

Restaurant la Musarde
Sierck les Bains

Laboratoire Saint Nicolas
Yutz

Lorraine Toiture
Rustroff

Alain Licht Maconnerie Carrelage
Sierck les Bains

Lorraine Brocante
Sierck les Bains

Moselle Couverture
Rettel

Multi Service Habitat
Montenach

Nesler & Fils Terrassement
Hunting

Office du Tourisme du Pays de Sierck
Sierck les Bains

Onglyne
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Pharmacie du Cygne
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Pompes Funèbres Piodi
Rettel

Boulangerie Royer
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Salon Sylvie Coiffure
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Sanitony
Rettel

Fabien Schmidt Plâtrerie
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Garage Schmitt
Petit Hettange

Snack Buchheit
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Société Streit
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Nathalie Stein
Sierck les Bains

Tango Sécurité
Audun le Tiche

Taxis des 3 Frontières
Basse Ham

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Montenach

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Florange

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